H comme Héritiers (lettre aux)

La vie fût.

Je n’avais qu’un seul souhait,

Partir avant toi,

L’existence aura-t-elle été belle ?

Oui sans doute grâce à toi.

Le sentiment d’amour pour nos êtres

Est sans commune mesure,

Un sentiment sans aléa,

Un sentiment pur,

Pérenne et exponentiel.

Tu te rappelles évidemment de nos conversations,

Celles liées au sentiment amoureux

Où le doute pointait toujours à l’horizon,

Celles d’un père solide

Aux sentiments amoureux plus fragiles.

C’est qu’avec toi, on était liés.

Avec mes dulcinées c’était plus compliqué.

Horreurs des doutes,

Horreur de la condition humaine,

Versatile et séductrice,

Horreur de nos outils, de nos technologies,

Où l’être aimé se lie virtuellement d’on ne sait quoi,

Avec on ne sait qui,

Pour entretenir on ne sait quoi,

Et finir dans son lit  …

Oui, tu te rappelles de mes discours,

Les sentiments y étaient courts,

Avec des dates de péremption,

Des cycles jamais longs.

Mais moi j’ai toujours voulu,

En faire du chemin,

Partager sans fin,

Livrer cœur et corps,

A un être en lequel on croit fort.

Toi l’héritier, sache que je t’ai aimé,

Avec toi, je n’ai jamais composé,

Jamais craint la fuite ni la trahison.

Et sache que si malgré ma prudence,

Je meurs amoureux,

C’est que j’ai rencontré l’amour,

Qui dans mes doutes,

A planté un pieu.

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