J comme Jordan

C’est un 17 février (comme mon père), en 1963 (non désolé P’pa, plus d’analogie là), qu’unextraterrestre est né.

Il s’agit de Jordan (non pas le mec des New kids on the block). C’est Michael Jordan bien évidemment, dès lors inutile de mentionner un prénom dans le titre de ce billet « coup de cœur » dédié à l’idole des mes 15/25 ans.

Ce qui est curieux c’est qu’avant même d’avoir vu jouer MJ à l’écran, j’avais l’impression d’en avoir entendu parler. Je connaissais ce nom « Djôôrdon », je ne sais pas comment. C’est curieux dans le sens où nous sommes en 1989 et le basket-ball en France a pour « highlight » les duels entre Limoges et Pau-Orthez. La NBA, ligue nord américaine est inconnue des chaines publiques.

1989, c’est aussi l’année où un beau soir mon père rentre à la maison avec un décodeur sous le bras (et deux tortues de Floride mais là n’est pas le propos).

Un décodeur Canal + Messieurs Dames ! A partir de là, je m’en suis pris plein les mirettes, et Dieu sait qu’elles étaient bien collées. En effet, pour voir jouer « Air Jordan » sous le numéro 23, il fallait être devant le poste entre 1h et 3h du matin après s’être farci les grands formats des matchs de foot des ligues espagnoles, anglaises et italiennes.

Mais quand MJ apparaissait, j’étais comme un gamin à la parade Mickey, insatiable de ces gestes, de sa finesse, de sa lecture du jeu, de sa grâce tout simplement, amplifiée par les propos mélioratifs de ce légendaire présentateur franco-américain, Mister George Eddy.

MJ était vraiment touché par la grâce chaque fois qu’il foulait le parquet et prenait le ballon ; Jordan qui remonte le ballon dans le camp adverse, c’est James Dean qui marche dans New York, c’est Sinatra qui arrive sur scène. Des êtres intouchables (sinon y’a l’arbitre siffle faute dans le cas de MJ).

Une esthétique inégalée dans des gestes improbables peu ou pas tenté avant, et qui n’en étaient pas moins efficaces, puisque ça finissait dans le panier.

Constant dans sa grâce si l’on contemple les statistiques incroyables de Jordan notamment ses 30 points par match en moyenne. Je ne compte pas vous abreuvez de davantage de statistiques, celle-ci est la plus significative.

Et 30 points par match, ce n’est pas une mince affaire lorsqu’on sait que toutes les équipes avant des plan anti-Jordan, elles avaient compris que l’équipe de Jordan, les Bulls, était une « one man team ». Je me souviens des demi-finales légendaires où les bad boys de Detroit, barraient le chemin du panier en multipliant des fautes musclées sur son Altesse.

Le chemin du panier et … des finales que Detroit remportaient en 1989 et 1990. Jordan comprenait que pour aller en finales, il fallait battre les brutes de Detroit et qu’il ne pouvait plus briller seul. Ce dernier s’est donc servi de son rôle d’aimant des défenseurs pour libérer l’espace des co-équipiers devenus très efficaces (le fameux jeu en triangle).

1991, les Bulls remportent plus de 60 matchs sur les 82 que compte la saison régulière et battent les bad boys en demi-finales.

Juin 1991, ils deviennent champions NBA en battant à LA, les Lakers de Magic Johnson.

Cette année là, mes Nike Air Jordan ornent mes pieds, je ne suis pas peu fier.

Jordan réalise que son équipe est la meilleure de la planète et s’effondre sur le parquet avec le ballon du match. Il pleure comme un gamin, pas d’histoire d’argent à ce moment précis, juste l’émotion d’un compétiteur qui a su mettre ses divines capacités individuelles au service d’une équipe entrée depuis dans la légende.

Les Bulls remportent à nouveau les finales 1992 et 1993 ; Jordan prend une première retraite (il préfère revenir à ses amours de jeunesse, le base-ball) durant laquelle les Chicago Bullshit peinent.

Le come back a lieu en 1995, et Chicago gagne une nouvelle trilogie (1996, 1997, 1998) avec des équipiers présents et efficace. Ah le mois de juin et ses finales NBA, de petites nuits, de grands plaisirs.

A chaque finale remportée, Jordan est élu MVP (Most Valuable Player).

La fin de la carrière de Jordan présente moins d’intérêt, notamment son passage dans une autre franchise (Washington). L’on peut en revanche se délecter, à cette période, de contempler que sur le parquet, les adversaires de Jordan portent des … Air Jordan.

Bientôt 10 ans que « His Airness » ne joue plus mais le logo de la marque de Jordan est présent sur les tissus des gamins qui n’ont pas eu la chance de l’avoir vu jouer au moment où Dieu, là haut, disait à son staff : « bon les gars, le petit Jordan là qui fait du basket, vous me le bi-chon-ner ! ».

Porter le numéro 23 en NBA, ça peut être un beau clin d’œil, mais c’est dur à assumer.

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