S comme Sport

C’est une belle idée que celle de bouger ses fesses, d’évacuer la tension en perlant de partout. Certains n’y voient aucun intérêt : à quoi bon courir pour revenir au même point, pourquoi torturer son corps, pourquoi s’essouffler ?

D’autres y voient un intérêt mais n’y adhèrent pas pour autant, préférant se vider la tête en brodant, en sculptant, en faisant de la poterie (en potisserant ?), en lisant, en peignant, en dessinant, en bricolant, en jardinant, en glandant …

Le jardinage … c’est réellement complet. Le sécateur muscle les avant-bras, la brouette les pectoraux et les biceps, le désherbage les cuisses, la tondeuse les mollets, le râteau les abdos y compris les obliques, mais il manque l’aspect cardiaque.

A moins de challenger le temps de tonte, c’est vain.

Et ça pourrait faire passer pour un fou furieux de se transformer en athlético-jardinier dans sa préparation (étirements, flexions, auto-baffes stimulantes, concentration à l’aide du MP3 façon joueur de foot), dans sa performance (le souffle séquencé, le check du chronomètre toutes les 30 secondes, courant derrière la tondeuse) et dans la récupération (sur salon de jardin en vérifiant le graphique des perf’ du mois).

Non vraiment, le jardinage, c’est trop pépère mais redonnons lui sa chance en 2040.

Le vrai sport, la réelle activité physique, c’est celle où l’on en bave des ronds de chapeaux, ou plus communément, celle où l’on en chie (des ronds …). Oui, celle qui oblige à puiser dans des ressources insoupçonnées, oui celle qui te fait vomir, oui celle qui procure un goût de sang dans la bouche, oui celle qu’on  … boude à un certain âge, lorsqu’on n’est pas si vieux mais qu’on devenu très fainéant et parfois fumeur.

Une paresse qui conduit à s’auto-créer des petits blocages qui (Oh dommage !) empêchent d’aller au sport. Petit florilège d’excuses :

La potentielle réunion qui se finira potentiellement tard ; la douleur provoquée par un ongle coupé trop court et qui lance ééénormément au bout du doigt ; une nuit tombée trop tôt ; le froid vraiment trop froid ; la nécessité de laisser la masse musculaire se reposer un peu ; la peur de se blesser avant les vacances qui se rapprochent (dans 2 mois) ; Le sac de sport pas fait (!!!) ; Préférence pour une soirée érotico-amoureuse (Ok, respect !).

La vérité c’est qu’en avançant en âge, le corps peut encore encaisser gentiment mais le courage beaucoup moins. Et puis c’est tentant de préférer un apéro, c’est fou ce qu’on picole ! En outre, étant donné qu’on a les amis qu’on mérite, ces derniers sont largement capables de faire dévier du chemin du sport pour préférer d’autres chemins.

Le manque de courage et le goût des bonnes séquences apéritives ont raison de notre peau, enfin de nos muscles.

L’idéal est donc de trouver son sport, celui « compatible » avec l’ingurgitation d’alcool et l’inhalation de la fumée de clopes.

Mais quels sports ?

Eliminons ceux ne semblent pas vraiment compatibles comme le foot, le rugby, le basket, etc, bref les sports collectifs où quelqu’un compte sur soi et pour lesquels il ne faut pas avoir faire une grosse chouille la veille.

Les arts martiaux aussi, assurément … Et semble t-il l’aviron.

D’autres semblent plus compatibles : l’escalade, même si ça doit être mieux de ne pas cloper quand même ; le tennis (récupération en station assise tous les 2 sets) ; Le golf, sport a priori compatible avec le fumage d’herbe aussi. Excluons le curling et le hockey en salle pour des raisons évidentes et ayons une pensée émue pour ces gens dont l’histoire personnelle les a conduits vers ces activités.

En y réfléchissant, j’en vois bien un qui pourrait faire l’affaire, mais pour lequel ça doit faire bizarre de prendre une licence. Un sport archi compatible voire connecté avec des déviances, ce sport convivial autour d’une table où l’on s’en fout strictement d’avoir fumé dans les vestiaires 15 minutes avant le match : le tennis de table, oui le ping-pong. Vous en pensez quoi?

NdA : Est évoquée ici la vraie partie de tennis de table à 2 ou à 4, pas celle pratiquée seul (une moitié de table relevée : glauque !!), ou à 7, 10, etc, façon « tournante », cette dernière variante de jeu constituant une façon décourageante de jouer en ce qu’elle voit toujours la domination du même mec que tout le monde essaie de sortir en organisant des balles hautes pour lui coller un vieux smash sur la trogne. Mais le gars, il s’en fout, il a toujours une vie, il est venu au monde avec un forfait 100 000 vies pour la tournante. Et rien n’y fait. Même la raquette soigneusement laissée sur la table, par le joueur frustré dernièrement sorti, ne constitue pas un obstacle pour ce type. Cette variante est trop injuste et il y a lieu de s’en insurger. Non, ce n’est pas de ce ping-pong là dont il est question, un peu de sérieux enfin …

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