A comme Amour – côté pile

Enfin.

Le mien comporte de l’espoir.

L’amour dans la postérité, du moins éprouvé comme s’il pouvait être éternel.

Je le vis pleinement sinon il est vain ; sans confiance, il est défiance ; sans don de soi, il n’existe pas, il est quotidien, dans l’heure et dans la minute ou alors il n’est rien, s’il est vache, s’il est chien, à coups de hache, on y met fin ; dehors les doutes, les vilaines manies, outre l’amour, j’accueille la confiance, cet hôte que je n’attendais plus.

Et si aimer ainsi, c’est tout nouveau dans mon pays, sachez que ce qu’on en fera me réjouira ou me décevra, je remets mon trésor entre de belles mains, on le trahit ou on l’honore, on le comprend ou on le déplore.

Cet amour pur et non vicié, chaque jour renouvelé, est encore difficile à apprivoiser, mais pitié qu’on me laisse, il est encore si jeune, le temps de le dompter.

L’offrande reçue aussi m’envahit, elle est démesurée, inattendue, elle me magnifie.

Locataire de l’amour que l’on acquiert jamais vraiment, de cette solution chimique instable, je le reçois dans ma grande maison, en tentant de maintenir le passé du bon côté du seuil.

Je veux le vivre sans tiédeur, prendre le risque d’être déçu, celui de décevoir ; je ne souhaite pas me préserver, vivre dans la retenue, j’ai fait mon choix, je serai nu, le regard au loin, les mains dans le dos et le torse bombé que l’on caresse ou que l’on crible de flèches empoisonnées.

Je ne sais qu’être debout et droit dans la brise parfaite ou la menaçante tempête, persuadé d’avoir emprunté ma voie, quitte à chuter dans quelques temps, et à maudire, c’est très tentant, la pleine livraison de l’âme et du cœur.

A mort la facile habitude de remettre en cause la jolie bulle, en décidant en trois minutes, de lui ôter son tulle.

Apprécier dans de justes proportions si mon empire peut réellement tomber face aux assaillants du moment. Ne pas tout jeter, ne pas prendre peur d’un malheureux canif qui ne percera jamais mon or.

Et si un jour on ne s’y retrouve plus, repartir à la conquête.

« Dans quelques temps », nous y voilà, c’est aujourd’hui que tu t’en vas.

Un jour de tonnerre, non réaliste, simplement non plausible : mes failles et maladresses rendent nous deux impossibles. Tu te sentirais donc menacée, et ton bouclier se lève, prêt à renvoyer mille de mes épées. Je ne suis pourtant pas armé.

Sans doute préfères-tu te préserver. Mais à quel point t’ai-je mal aimé pour faire le choix soudain et froid d’exécuter notre amour, notre amitié et notre belle complicité, nos rires abdominaux, nos regards réciproques qui atteindraient le fond de le l’océan, et nos étreintes qui arrêtent le temps.

Tu sembles si déterminée.

Si je n’arrive pas à bien t’aimer, j’en suis meurtri, complètement effondré. A chercher de la vérité, à savoir ce qu’il faut amender, s’il faut changer dans l’avenir, ou si ma manière d’aimer pourra convenir ?

Je n’en sais rien, j’aurai le temps d’y penser. Pour l’heure, je ne souhaite que te remercier.

Je suis riche du goût d’aimer.

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