Restaurant Paris-Hanoï : cuisine vietnamienne traditionnelle

Figurez-vous que l’on peut encore bien manger et pas cher à Paris. Quand, je dis « bon », en fait c’est divin. Quand je dis « pas cher », c’est que c’est légèrement plus coûteux qu’un foireux menu Bic Mac.

 Cet endroit c’est le restaurant Paris-Hanoï, rue de Charonne dans le 12ème arrondissement de Paris. Vous le repérerez aisément grâce à ces caractéristiques là :

–       il se situe devant un mouton noir, du moins le mouton noir ;

–       sa devanture est jaune, un jaune pas forcément référencé dans les nuanciers mais suffisamment voyant ;

–       il y a un lot permanent d’une dizaine de personnes attendant leur patiemment leur tour devant le restaurant, sur le trottoir, tripotant Smartphones, discutant tranquillement ou poursuivant un roman : et bien oui, au Paris Hanoï, on peut y aller seul car on n’en a strictement rien à faire de ne pas avoir quelqu’un en face lorsqu’on déguste un plat hors norme. Et puis, il est plus facile de s’asseoir seul qu’à quatre, dans un restaurant ne comptant peut-être pas plus de cinquante places.

Et une fois sur place, c’est parti, on voyage en contemplant un décor simple et efficace fait de lambris, de miroirs, de tables et chaises en bois. On a l’impression de manger dans la cuisine, celle ouverte sur la salle, au fond de celle-ci. On se dit qu’on va sentir le graillon, et en fait non.

On est simplement heureux de déguster ce bon plat, cet met qui é(mer)veille, parmi tous ces gens, aux traits asiatiques pour la plupart, signe fiable que la gamelle est bonne et authentique.

A propos, en quoi peut-on dire qu’un plat vous rend fou ? Chacun sa réponse, la mienne est invariable : le plat qui me rend dingue, c’est celui qui, bien que je n’en ai pas spécialement besoin, a des vertus réconfortantes dès le premier coup de fourchette, ou de baguette, en l’occurrence.

On poursuit le voyage à mesure qu’on déguste en ressentant un apaisement et un réconfort connu. Un bon plat produit les mêmes effets que de se souvenir du câlin de maman, dont les genoux savaient accueillir notre jolie et lourde tête fatiguée, aux cheveux trop épais, dans lesquels elle passait sa main, avec la plus grande tendresse.

Mon câlin culinaire, en ce 4 août 2011, avait un goût de poulet au gingembre. Rien à voir avec ce que j’avais pu goûter, dans les années 80 ou 90, dans les florissants restaurants chinois, avant que ceux, japonais cette fois, les remplacent en trustant sérieusement les rues dès les années 2000.

Et il faisait chaud à le manger ce poulet au gingembre ; mon accompagnateur mangeait son poulet au caramel et je voyais ses cheveux s’humidifier et son front perler, au fil des coups de baguettes. On y était à Hanoï, je l’entendais marmonner, gémir de plaisir, entre deux phrases audibles. J’en faisais sans doute de même.

Alors si vous voulez gémir de plaisir et retrouver la main de maman dans vos cheveux (car à nos âges, on n’ose plus lui demander), ça se passe au Paris-Hanoï, dont l’histoire est aussi jolie que ses plats authentiques, et ses prix raisonnables.

Si vous y allez, racontez-moi votre Paris-Hanoï.

Atticus Armini

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