Les roseaux soucieux

Hier je sombrais, mais aujourd’hui je plane,
Pas de méprise, demain, c’est le retour du platane,
Celui que l’on se prend et se reprend,
Lorsque la magie doit cesser, la grâce se briser,
C’est la Vie mon ami,
Comment se fait-il qu’elle nous livre,
Tant de peurs et de croyances, tant de défis et de revanches ?
Reine des salopes à certaines heures,
L’ingratitude explose le cœur,
Manteau d’étoiles à d’autres instants,
Toujours léger, jamais trop grand,
Y’a pas de tôlier ici,
Y’a qu’une patronne,
Une galeuse chienne mais surtout pas une conne,
Qui nous soumet, nous laisse songeurs,
Sur un coup de dés, choisit notre heure,
Elle s’en fout elle, elle connaît bien la ritournelle,
Prêteuse de souffles devant l’immense éternel,
Elle, elle préfère tuer le beau pour conserver l’immonde,
Cultiver la fortune, pour qui veut l’emporter dans sa tombe,
Elle en a vu passer du monde,
Des Hommes inquiets,
Créant des Dieux, des bêtes immondes,
Passer sur maints sentiers,
Tous, à la craindre,
Echines courbées, pour lui baiser les pieds,
Nous les roseaux soucieux,
Pliés en deux, à s’en rompre nos os vieux,
Sommes condamnés à jouir ce jour,
À défaut de le faire pour toujours.

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