Dans mon grand lit, tu ne viendras plus

Elle, phallique, elle, tragique,

Elle, bien ronde, bien cylindrique,

Se déshabillait sur mon seuil,

Pour n’être réduite qu’à filtre,

Pour se faire bouffer la feuille,

A m’en rendre asthmatique,

Elle suppliait que je la cueille.

Me faire quitter la vie plus vite,

Etait-ce si volcanique ?

Adieu créature,

Qui viole les cortex,

Adieu vomissure,

Monstre aux deux sexes,

Couchant jusqu’à l’usure,

Dans des élans, comme des réflexes.

Mes doigts gardaient souvent,

Le souvenir des fumantes étreintes,

Durant lesquelles je redoutais,

Qu’elle s’écrase, devienne éteinte,

Mon corps sentait alors le sien,

Et ma bouche sentait ses seins,

Mal aguicheur qui capturait mon cœur,

Je ne pourrai plus rester des heures,

Consentant, attaché, menotté,

A te regarder, grand démoniaque,

Te vider, et  m’infiltrer,

Ton mercure, ton ammoniaque,

Je ne sentais que des baisers,

Toi, tu voulais m’empoisonner,

Pour ton goût de néant, tes effets goudronnant,

Malin, par ma bouche fine,

Tu t’invitais dans ma gorge,

Pour mettre le feu à ma poitrine,

Dans mon corps, poussait la forge.

T’étais si bonne, si quotidienne,

Mais tu pompais tout mon liquide,

Chers comme des nuits vénitiennes,

Etaient ces midis et minuits languides,

Plus d’addictions à tes additifs,

Tu ne me rendais plus si créatif,

Crève maintenant immonde cougar,

Tu iras bien draguer des gosses,

Dans leur vie tu seras un art,

Pour paraître, pour faire molosse,

Mais tu le sais, que tôt ou tard,

Tu dégoûteras, ça sera la fosse,

Toi qui transmets entre tes cuisses,

Des « aime ester » devant la justice,

Pour les saletés, les préjudices.

Fini ta gueule, fini ton cul,

Dans mon grand lit, tu ne viendras plus,

Je ne veux que nos amies,

Celle qu’on conviait à nos orgies,

Pour des scènes enivrées,

Obscènes, crues et débridées,

Comme avec toi mais cette fois sans,

Le vin, le rouge, et puis le blanc,

Et puis l’absinthe de Bohème,

Pour s’ériger, dire des je t’aime,

Il faut parfois se résoudre à tuer,

Ce qu’on a le plus aimé,

Car je ne veux plus t’inhaler,

Je ne te désire plus qu’inhumée.

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