Quand on attend le temps

Quand on attend le temps, celui des meilleurs ans

La fin de sa dictature qui me donne des yeux durs

Quand on attend le temps, on le trouve si lent

Mes infinies heures connes dans une jeunesse brouillonne

Quand on attend le temps, celui de dans mille ans

Qu’il ouvre yeux et oreilles, autorise à vivre des merveilles

Qu’il contrôle enfin à son tour, je m’en remets à toi, pauvre sourd

Quand on t’attend, pauvre temps, on attend que tu tues l’ère d’avant

Et il y a ce train qui ne passe jamais

Qui laisse seul dans le froid du quai qui fige

Je m’enivre que rien ne m’enlace, moi le mouvant, moi le fuyant

Je serai sobre si un jour tu passes, toi l’indolent qui me négliges

Quand on t’attend con de temps, quand on s’en remet à toi

Parce rien n’y fait, qu’on n’y arrive pas

On le sait, on le sait, on le sait que tu ne passeras sans doute jamais

Quand on t’attend toi le contretemps

Qu’on attend ta lumière qu’on attend tes armes

On le sait bien aussi, on s’est toujours trompé

Et ça rajoute aux larmes, vivre à jamais ce vacarme ?

Car tu n’y peux rien je crois, le bonheur n’est pas affaire de toi

Et il y a ce train qui ne passe jamais,

Qui laisse seul dans le froid du quai qui fige

Je m’enivre que rien ne m’enlace, moi le mouvant, moi le fuyant

Je serai sobre si un jour tu passes, toi l’indolent qui me négliges

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s