C’est une chanson

Je me souviens, oui souvent, de cette chanson-là,

Lorsque je roulais follement la nuit vers toi,

Les points de lumière devenaient continus,

Les radars crépitants criblaient mon si vif cul,

 

Je me souviens, oui souvent, de cette ivresse,

Qui au froid mêlé anesthésiait mes fesses,

La chanson racontait le reniement du beau,

De la bouche des hommes, ne jamais croire un mot,

 

Plus je l’écoutais, plus ses mots durs me cintraient,

Plus elle m’accompagnait, plus j’aimais la vitesse,

Plus vers toi, vers moi, vers quoi, par-là, je roulais,

Plus, à ma place, elle narrait ma folle détresse,

 

Je la remerciais de si bien me raconter,

Cette histoire, c’était bel et bien la mienne,

Le long de la périphérie de Paris, foncer,

En tutoyant, en embrassant cette vie chienne,

 

Je me souviens, oui souvent, de cette chanson-là,

Lorsque je roulais follement la nuit vers toi,

Les points de lumière ont désormais tous fondu,

Je ne l’écoute plus, je n’aurais plus froid au cul.

 

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3 réflexions sur “C’est une chanson

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