A l’Elysée, il s’écoute

Le locataire de l’Elysée n’oublie pas l’homme qui se cache à peine derrière sa plus haute fonction. Il est un Président non hésitant résidant près de sa condition humaine. A l’Elysée, il s’écoute, ses sentiments comptent autant que les pièces jaunes pour Bernadette. Aussi, le Président n’hésite plus, ne perd plus de temps. Les femmes du Président sont triées sur le weiler, et autant en emporte les femmes, des dames, autres temps, autres mœurs. La dernière première dame n’était pas la première mais ne serait-elle pas pas la dernière ?
Alors, ces histoires de premières dames ? Oui, nous sommes à l’heure du « alors ».

Il semblerait qu’en France, nos dames soient des échecs… Les premières du moins, les premières modernes tout au plus ? Mais en faut-il absolument une première dame d’abord, ne sont-elles pas toutes des Bombay à retardement. Chacun juge et je n’influencerais personne en rappelant que derrière chaque homme il y a une femme ! Et parfois dessous ! Tiens, en parlant de Bill Clinton, évoquons Barack et sa femme, sa Michelle qui au bas mot, même si elle est haute (1m 80 !) incarne la, non LA première dame. A côté de l’expression « Première dame », dans le dictionnaire, j’y mettrais volontiers sa photo.

Non, vraiment, il faut éclaircir ce point car le rôle de première dame est incontournable : les inaugurations d’écoles et d’hôpitaux, les engagements caritatifs, les bonnes œuvres et l’humanitaire, les pièces jaunes, quitte à en déléguer la collecte à un judoka, c’est plus incitatif…

Il faut créer et encadrer le rôle de première dame, à commencer par son libellé : le Président aura désormais une « Preda », contraction de «première» et de «dame». Et comme la dévolution de biens, en droit des successions, des rangs seront déterminés :

Tant qu’elle est en vie, c’est maman, du moins celle du Président qui campera la Preda. Et que diable, elle pourra s’habiller en Prada ! Mouais.

Si Maman meurt, c’est la femme du Premier ministre qui devient Preda… Autant dire que le choix du Premier Ministre se fera désormais selon de nouvelles considérations.

Si le Premier ministre n’est pas prêteur, il dispose en effet d’un véto qui rimera avec la remise de sa démission, la fille du Président, celle qu’il a eu avec une femme qui n’est plus dans la galaxie du chef de l’état, sera la Preda, à condition qu’elle ait vingt et un ans et dispose d’un Bac + 5. Oui, un bac + quinquennat.

En l’absence de fille, ou si celle-ci ne remplit pas les conditions requises, la Preda sera la femme, la meuf que le Président date. Pardon « dâââââte ». En américain, ça veut dire : « avoir un plan qui peut être un coup d’un soir ou pas du tout, même pas une pipe, mais en cas de pipe qui pourrait déboucher sur un premier baiser, ça pourrait être la femme que je vais épouser ». Mille scenarii : un mot : « dâââââte ».

Sont fort ces américains. Je suis certain qu’ils inventeront un mot pour le mec d’un prochain Président gay qui sera plus fantastique que « le deuxième homme » ?
Impossible de dire quel acteur l’incarnera dans cent ans.

Mais revenons à François… euh pardon, à un Président français qui ne s’oublie pas. Carla… Car la différence entre le Président et vous, et moi est mineure. Mineure si l’on marginalise les responsabilités civiles et militaires, le jetlag permanent, les effrayants défraiements, et le parc automobile, et si l’on isole le fait qu’il est le chef de tout.
En effet, le chef de tout est au premier chef un homme constitué comme les autres chefs du reste du monde. Là encore, je ne prends pas en compte d’autres membres que les bras et les jambes…

Outre des bras pour embrasser, des jambes pour enjamber, le grand patron a un cœur. Oui, et même qu’il bat du matin au soir, même en plein Conseil des ministres, même à la tribune de l’ONU. Et même que son cœur de Président est moelleux, et même qu’un Cupidon fan de lactose peut y planter son pouce pour tester s’il est bien fait. Et éventuellement l’autoriser à s’adonner à quelques caprices à deux.

Non, le locataire de l’Elysée n’oublie plus l’homme qui se cache derrière sa haute fonction qui le contraint à s’ériger. Sur un murmure de sa chérie au téléphone, à la lecture d’un sms coquin, il fait le mur de l’Elysée, c’est plus facile dans un sens que dans l’autre. Et notre chevalier, notre cœur de lion, notre « Richard » casqué enfourche son destrier pour « égayet » ses soirées. S’appeler Hollande ne doit pas condamner au vélib’, le deux-roues motorisé peut l’emmener en road trip dans la cité. Il faut dire qu’elle est belle sa Julie, le Président la rejoint vite. Parfumé, pas beau, Palais non plus, et pas malin, il la retrouve, c’est accablant, à quelques encablures du château. Le road trip se transforme en street trip, sans doute plus pratique pour le strip-tease.

On dit qu’il ne s’occupe plus de nous, d’économie, fait lever d’autres courbes que celle du chômage… Soit ! Mais ferait-il mieux s’il n’était pas amoureux ? Mieux vaut-il avoir un Président alcoolique, dépressif et au cœur ravagé ? Tiens, en parlant de Russie, l’on peut se demander si le cœur à l’ouvrage stakhanoviste ne pourrait pas avoir aussi un usage autrement volontariste ?

Non vraiment, si notre Président se demande « casquons attend pour être heureux ? », je lui réponds « plus rien, tu as raison ! » Car en Allemagne, Angela n’a pas de dame, et personne ne l’engueule la Merkel.

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