Les lignes 

Il y a des matins où dans une obsession depuis le réveil, on écrirait bien ces lignes qui changent la vie. Elles ne seraient pas forcément nombreuses ni pompeuses, aucunement prescriptrices, simplement salvatrices.

Il y a des matins (que s’est-il passé durant la nuit ?) où il semblerait nécessaire de faire ce chemin, cette croisade depuis le salon, cette campagne dans l’odeur du café, sans arme, presque naïvement, comme un enfant, pour être lu, entendu, compris, répété, partagé.

Il y a des matins où, à la force du stylo ou du clavier, on écrirait ces lignes, qu’on soit lecteur ou non, érudit ou pas, d’ordinaire davantage dans les images que dans les pages, on y dirait dans ces lignes, ces pauvres lignes sans intention grandiloquente, tout ce qui convaincrait de cesser de diviser.

Il y a des matins où pour la première fois ou pour la millième, on convoquerait âme, cerveau et ventre, dans une parfaite union face un monde en perdition.

Elles suggéreraient ces lignes qui n’auraient pas de pays ni de religion que si l’homme a toujours construit, sur la base de ce qui divise, ses organisations, ses clubs, ses corps d’état, ses pays, ses limites avec d’autres hommes qui ont pourtant dans les grandes lignes les mêmes caractéristiques ;  Elles diraient, oui, elles proposeraient même, de plutôt bâtir sur ce qui ressemble et rassemble et de ne donner que cela à nos enfants…

Il y a des matins, il y a tous les matins où on ne fait rien.

Aa

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s