Le libre art du cool

Le rêve et les volts me tiendraient presque à l’écart de cette fatalité. Je lèche le sourire de cette femme libre et rebelle, aux allures d’éternelle. Je mange la chair, je retiens le visage parfait de cet enfant impétueux et innocent, aux progrès infiniment croissants.

Il n’est pas possible que cela finisse un jour.

J’écoute le virtuose autrichien, je résonne le trompettiste noir américain, j’abrite le rock anglais. Je déguste un tajine marocain, je bois des fleuves de vin.

Goûter le divin, il ne peut y avoir de fin.

Je me souviens de toutes ces mers où j’ai trempé un cul, des monts qui se montent pour les descendre urgemment, des matins purs, des soirs obscurs, et inversement.

C’est inconcevable qu’ils perdurent après soi.

Le rêve et les volts n’empêchent pas le tremblement de main, l’inertie de demain. Le rêve et les volts sont une vaine révolte.

Même les enfants de Dieu touchés par la grâce, un jour une nuit, trépassent.

Seul l’art du cool, l’opiniâtre affranchissement, peut faire de cette vie une voie pas trop sotte. Seul l’art du cool, la liberté, est un antidote.

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