C’est une chanson

Je me souviens, oui souvent, de cette chanson-là,

Lorsque je roulais follement la nuit vers toi,

Les points de lumière devenaient continus,

Les radars crépitants criblaient mon si vif cul,

 

Je me souviens, oui souvent, de cette ivresse,

Qui au froid mêlé anesthésiait mes fesses,

La chanson racontait le reniement du beau,

De la bouche des hommes, ne jamais croire un mot,

 

Plus je l’écoutais, plus ses mots durs me cintraient,

Plus elle m’accompagnait, plus j’aimais la vitesse,

Plus vers toi, vers moi, vers quoi, par-là, je roulais,

Plus, à ma place, elle narrait ma folle détresse,

 

Je la remerciais de si bien me raconter,

Cette histoire, c’était bel et bien la mienne,

Le long de la périphérie de Paris, foncer,

En tutoyant, en embrassant cette vie chienne,

 

Je me souviens, oui souvent, de cette chanson-là,

Lorsque je roulais follement la nuit vers toi,

Les points de lumière ont désormais tous fondu,

Je ne l’écoute plus, je n’aurais plus froid au cul.

 

Publicités

Rock en Seine : frocs en scène

Rock en Seine, le festival annuel rock parisien, est le rendez-vous incontournable des trentenaires et quadragénaires franciliens (et moins, et plus si affinités) assez propres sur eux et qui, voulant rester in, s’offrent l’occasion pendant un, deux ou trois jours (choisis ton forfait) de devenir des gens ordinaires : des festivaliers.

La meute ;

Le port du froc dégueulasse d’emblée ou qui le devient, surtout par temps de pluie ;

La consommation de Kro’ à 5,50 € (ou de la 1664 Blanche à 7€) dans le gobelet en plastique, à l’effigie du festival,  consigné 1 € ;

Et et et … les V.S.V. : vicissitudes du soulagement de vessie. En particulier les interminables files d’attentes pour aller uriner dans d’horribles toilettes (il paraît). Ou plutôt : le choix ou non des files d’attentes pour aller pisser.

En effet, rappelons que la nature a commis, à jamais, deux injustices majeures entre les femmes et les hommes :

Les femmes portent (seules) et accouchent (seules) les enfants,

Les  femmes ont besoin de se déculotter, de s’assoir pour faire pipi, et donc de temps pour ce faire et, donc encore, d’être un tant soit peu à l’abri des intempéries et des regards d’autrui.

Forcément, lorsqu’elles évaluent l’attente à une heure, les festivalières contemplant à 10 mètres de là les garçons superbement alignés face à la palissade, ont concomitamment des envies de Lire la suite

USA for Africa

1985. A 10 ans, on est vite impressionné. Voir Michaël Jackson dans un clip, arborant un gant en diamant, gardant un pouce dans la poche du pantalon feu de plancher, et les quatres autre doigts sur son aine pour battre le tempo, le tout dans un rythme rotulien impeccable, ça décalquait sur place.

Je ne vous parle pas de la petite veste dorée qui aurait fait pâlir Henri VIII de jalousie.

Déjà qu’avec Thriller, ma première émotion musicale, MJ m’avait impressionné. Oui, il m’avait ébloui autant qu’il m’avait foutu les jetons. Le seul clip visionné avec des doigts devant les yeux, comme si je regardais Freddy. C’est sûr que trois ans plus tard, il n’y avait plus de doigts pour protéger mes yeux de l’écran lorsque Guesch Patti beuglait « Etienne ». Lire la suite

Z comme Zique

A certains, la musique ne parle pas.

Quant à moi, elle m’a pris jeune, m’a toujours accompagné, et ne m’a jamais quitté.

Elle est présente quotidiennement. Le matin, le midi, le soir. Parfois même sans discontinuité du matin au soir, tout simplement.

J’en profite pour répondre tout de suite à ceux qui me disaient, il y a 20 ans, que je serai complètement sourd à 30 ans, à force de me droguer au son. Et bien vous aviez tort, je ne suis pas complètement sourd, je ne suis sourd que d’une oreille. Lire la suite