Désordre

C’est le soleil qu’on voit décliner au passage

La musique du vent, le bal des nuages

Paris est loin et ne manque pas

New York est moins, Ibiza froid

Ici, tout est vrai, personne ne te ment

C’est doux, c’est lent, et même qu’on s’y rend

Les chiens jouent bien, ils sont fous, ils s’en foutent

Les gamins rient à l’envie, vraiment rien ne leur coûte

Nous sommes les acteurs, les témoins,

Du simple, du bien, du bonheur dans le rien

Des odeurs végétales, des paroles sincères

Des nappes volantes qui renversent le couvert

Des arbres qui pourraient parler

Des branches que l’on voit danser

De l’harmonie du soleil et de l’ombre

Pourquoi y es-tu si sombre ?

 

Tu refuses la douceur

Ca t’fend le cœur parfois l’bonheur

Ne plus y goûter te ferait horreur

N’en as tu rien à faire ?

Tu n’réponds pas aux ordres

Dans cet hémisphère

Tu choisis ton désordre

C’est le jardin dans lequel point tu ne brûles

C’est ton envie d’enfin renter dans la bulle

Qu’il serait bon d’être courageux

Pour le trophée, retrouve ton feu

Sans eux, sans ceux

Qui jugent et guident ta main

Sans eux, sans ceux

Qui t’éloignent du chemin

Pourquoi n’es-tu pas là ?

Ton regard est perdu

Pourquoi n’y es-tu pas ?

Trop loin du chahut

Ta vie n’serait pas là ?

Tu en boudes cette peinture chaude

Tout ça n’serait pas pour toi ?

Tu vois du liège même dans l’émeraude

 

Tu refuses la douceur

Ca t’fend le cœur parfois l’bonheur

Ne plus y goûter te ferait horreur

N’en as tu rien à faire ?

Tu n’réponds pas aux ordres

Dans cet hémisphère

Tu choisis ton désordre

Comme un pied de femme

Rechante et fais-moi danser

Rechante, fais-moi oublier

Ces passages avides

Y’a ces hommes moches sans sourire

Dans les miroirs d’mes empires

Ces impasses turpides

Au bout, aucune île

Simplement le contact

Du béton de ces murs…

…Sur la peau

T’es froid comme un pied de femme

T’es las, elles sont où tes flammes ?

On n’a jamais vu un soleil aussi peu à l’aise

Rechante et fais-moi danser

Rechante, fais-moi oublier

Les incertitudes

Mes regards perchés

Mes ingratitudes

La dureté, la dureté

Rayonne, je t’abriterai

Fredonne, et je sifflerai

Simplement un peu d’tact

Oui vas-y, tes brûlures

…Sous la peau

T’es froid comme un pied de femme

T’es las, elles sont où tes flammes ?

On n’a jamais vu un soleil aussi peu à l’aise

Rechante et fais-moi danser

Rechante, fais-moi oublier

Reviens mon feu

Reparle mon vieux

Sors de tes nuages

Je t’en prie sois moins sage

On n’a jamais vu un soleil aussi peu à l’aise

Elles sont où tes braises ?

Simplement un peu d’tact,

Oui vas-y, ta carrure…

…Dans ma peau

T’es froid comme un pied de femme

T’es pas là ; Et mon âme ?

On n’a jamais vu un soleil si près d’la falaise

Rechante, grogne, fais-moi valser

Rechante, cogne, fais-moi rêver

On n’a jamais vu un soleil aussi peu à l’aise

On n’a jamais vu un soleil aussi peu à l’aise

On n’a jamais vu un soleil aussi peu à l’aise

Quand on attend le temps

Quand on attend le temps, celui des meilleurs ans

La fin de sa dictature qui me donne des yeux durs

Quand on attend le temps, on le trouve si lent

Mes infinies heures connes dans une jeunesse brouillonne

Quand on attend le temps, celui de dans mille ans

Qu’il ouvre yeux et oreilles, autorise à vivre des merveilles

Qu’il contrôle enfin à son tour, je m’en remets à toi, pauvre sourd

Quand on t’attend, pauvre temps, on attend que tu tues l’ère d’avant

Et il y a ce train qui ne passe jamais

Qui laisse seul dans le froid du quai qui fige

Je m’enivre que rien ne m’enlace, moi le mouvant, moi le fuyant

Je serai sobre si un jour tu passes, toi l’indolent qui me négliges

Quand on t’attend con de temps, quand on s’en remet à toi

Parce rien n’y fait, qu’on n’y arrive pas

On le sait, on le sait, on le sait que tu ne passeras sans doute jamais

Quand on t’attend toi le contretemps

Qu’on attend ta lumière qu’on attend tes armes

On le sait bien aussi, on s’est toujours trompé

Et ça rajoute aux larmes, vivre à jamais ce vacarme ?

Car tu n’y peux rien je crois, le bonheur n’est pas affaire de toi

Et il y a ce train qui ne passe jamais,

Qui laisse seul dans le froid du quai qui fige

Je m’enivre que rien ne m’enlace, moi le mouvant, moi le fuyant

Je serai sobre si un jour tu passes, toi l’indolent qui me négliges