[La Diva qui t’emploie]

sans-titreElle harangue les foules,
Aime décider même quand elle coule,
Elle patronne, façonne, maçonne, elle évolue dans sa mafia,
Sans aucun besoin de besogne, cela va de soi,
Le droit de vie et de mort sur soi, qu’elle croit,
Elle a le sens de la communauté, celle des élites où elle aime barboter,
Pour le reste, elle claque des doigts, personne ne signe pour ça
Elle rêve de lauriers, croit en son immunité,
Que le putois aime sa réputation ! Que les dévots sont faux,
Ce que le roi aime l’illusion, quel cabot !
Cette diva-là est masculine mais elle est émasculée,
Il crée des lignes, des mondes dérégulés,
Il est lâche et menteur, il est menteur et lâche !
Il charge les autres de te tuer, de t’enrouler dans la bâche,
Il faut être beau, avoir bonne mine,
Pour les clubs, puis pour la chasse et pour le green,
Diva fraye avec ses pairs effrayants, le paon parade tout défrayé,
Il touche l’argent qu’on ne voit pas, les dévots aiment bien être baisés,
Putois se prend pour un beau lion, il va et vient dans la lumière,
Il quitte la scène et passe derrière,
Il manigance dans la coulisse,
Atteint l’équilibre sur tout ce qui glisse,
Il est paranoïaque,
Hypocondriaque,
Dès fois que Dieu lui règle son compte à l’ammoniaque,
Au sein de sa légion d’horreurs, il est cultivé, cite les auteurs,
Il est handicapé dès qu’il quitte sa riche cité, ses hauteurs,
Sur le corps social, il est un vilain kyste,
Le putois trublion côte sa part du lion, égoïste,
Le Divin ne couvrira jamais sa crasse :
Diva ne voit Dieu que devant sa glace,
Dans ses moments triomphaux, Sa Seigneurie ne partage aucun gâteau,
Sa Majesté élève, puis descend ses vassaux,
Diva laisse pourrir ses vieux laquais dans le caniveau,
Sa Sainteté n’aura plus de cordes quand retiré des affaires,
Elle n’aura plus de voix,
Sa Papauté n’aura plus de horde quand il saura proche de l’enfer,
Que ç’a toujours été sa voie,
C’est ça connard tu vois, d’être le bâtard du paon et du putois.

« Apprenez que tout flatteur / Vit aux dépens de celui qui l’écoute » (Le Corbeau et le Renard)

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Petit précis à l’usage des audacieux facétieux de l’exactitude

Trop fidèles adaptations de l’aplomb, du culot et de l’imprudence : toutes ces conversations qui commencent mal, toutes ces vérités qui y chutent en chemin ou à la fin. L’audace se pare d’assurance, l’authenticité perd son adhérence… Faut-il encore longtemps composer avec des interlocuteurs, des collègues, des citoyens plus confiants que compétents ?

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Témérité Vs vérité, quelle malsaine concurrence.

Abandon de la réalité, exactitude contrariée, contorsionnée. Justesse malmenée et autres précisions négligées. Les VÉRITÉS, ces perles de netteté sont sacrifiées sur l’autel de la fulgurance aux allures de paresse, de laisser-aller. Alors, dans nos univers tant parasités d’informations, de contre-informations, d’affirmations non alléguées, d’allégations non illustrées, de manque de contexte, sans doute devons-nous bannir quelques exercices trop faciles. Peut-être devons-nous proscrire aussi quelques termes peu heureux, parfois dangereux.

Lecteur, pardonne le tutoiement emprunté, mais l’auteur s’adresse aussi à lui dans les injonctions qui suivent.

  1. Si tu entends commencer ta phrase par « a priori« , « généralement« , « il paraît« , ajoute-y immédiatement des précautions oratoires, à défaut d’avoir eu le luxe de vérifier des sources tangibles. Ne te fais pas conteur de légendes, coupe plutôt la fausse rumeur.
  2. Si tu as l’outrecuidance de clamer « en principe « , « d’habitude« , sache que le principe est souvent l’ennemi du bon sens ! Quant à l’habitude, ses repères n’ont de solide que l’idée qu’on s’en fait.
  3. Si tu choisis de commencer tes allégations par « d’après moi« , sache que pour ce que ça vaut, ce n’est pas très joli de se citer.
  4. Si tu ouvres ta phrase par « en vrai » ou « en vérité« , on pourra légitimement te demander d’où tu détiens cette vérité. Et même si tu empruntes ces termes aux enfants, tu ne les déposséderas jamais vraiment de la vérité qui a droit de cité sur leurs lèvres spontanées.
  5. Si tu commences ta phrase par « normalement« , alors que tu ne sais évidemment pas ce qui relève du normal ou non, tu t’exposeras au courroux de ceux ne se reconnaissent pas dans cet adverbe subjectif et piégeux. Enfin, « normalement » tu t’exposes à cela. Mais ce n’est pas certain car ça reste du « normalement » !
  6. Si tu préludes ta phrase par « il faudrait« , tu as déjà perdu du temps ! Retrousse tes manches et ébauche ce qu’il faudrait [faire] !
  7. Si tu débutes ta phrase par « à l’occasion« , réalise de suite tout l’abstrait que tu y loges et à quel point tu aurais mieux fait de commenter la météo plutôt que de donner l’illusion que dans un futur proche tu provoqueras l’occasion en question. « A l’occasion » est à l’action ce que la velléité est à la volonté.
  8. Si, dans une conversation carencée à la machine à café, tu entames ta phrase par « ils disent [qu’il va pleuvoir…]« , on te demandera si tu te figures précisément qui se cache derrière chacun des membres du « ils » ? Connais-tu peut-être le nom de certains ? Ou bien dis-tu « ils » parce que ton approximation t’empêche de vraiment rechercher la précision, qui fait quoi, qui dit quoi ?
  9. Si tu démarres ta phrase par « Tu sais quoi ? »… Tu entendras : « Comment veux-tu qu’on sache si tu ne l’exprimes pas ? Dis-le juste, on saura ! « .
  10. Si tu engages ta phrase par « si » et que veux qu’on t’écoute, préfère l’indicatif au conditionnel… Un peu comme tout ce que tu lis là ! 😉

Si tu finis tes propos par « Enfin moi : j’ dis ça, j’dis rien« , c’est une catastrophe qui ne comporte de positif que le fait que cette expression soit « normalement » (et enfin !) surannée. C’est tragique, hautement criminel et ça relève du pénal !

« D’après moi » tout cela n’est pas exhaustif, « a priori ». « Il parait » qu’il existe bien d’autres écueils, « il faudrait » qu’on s’en reparle « à l’occasion ».

[Mon père]

Mon vieux, mon vœu pieu, les illusions d’être allé plus haut et plus loin que toi ne sont que des idées miséreuses. J’ai filé plus de miles, entre là et ici, que toi si tu revivais cent fois ta vie. A quoi bon ! Partout où je vais, j’en reviens, et quand je reviens de là, j’en reviens à toi. Mon père, mon vieux, je dois à tes yeux, autrefois inquiétants, qui mettaient de l’ordre en un clignement d’eux, le juste rappel à l’ordre. Je ne t’ai jamais ressemblé. A ta peau blanche, mon épiderme des îles, tu es artisan, je ne suis pas habile. Je dois à tes mains le complexe des miennes ! Elles tapaient bien le métal, le végétal et la peau. Sous chaque communication dépourvue de mots, sous les coups de tout ce qui aurait pu rompre mes os, je n’arrivais pas à te détester. Car même dans les pires des plus jeunes rebellions, je t’ai toujours admiré.

Chut c’est un secret !

Sûr que mon cerveau trop bouillonnant a pourtant hérité de quelques intelligences de la vie et des situations. De quelques filouteries jouissives aussi. Le cerveau, tu n’en avais cure. Du moins je le pensais. Le mien ne s’est jamais déclaré, ça ne t’aurait pas parlé. Être un branleur me procurait plus de confort que de t’envoyer en pleine face que j’étais fort d’autre chose. Alors comme toi dans ton jardin, moi aussi j’ai cultivé. J’y ai planté l’insolence, l’impertinence, la nonchalance. La grand-mère disait que tu étais comme ça plus jeune, j’ai voulu être comme toi. Comme toi. Ton mauvais apprenti était à ton image, celle que je me faisais de toi à ton âge, tu ne pouvais qu’aimer ça! Par le plus grand des malentendus, j’ai laissé les études me poursuivre. J’ai compris que tu en étais ivre.

Un métier, des quotidiens encravatés, puis un autre, encore un autre, où je te laisse encore croire qu’il procure tous les abris, tous les espoirs. Mais l’or que je touche est bien vulgaire, il n’atteindra jamais ton stock de cartouches et d’intelligent flair. Je crois que mon plus beau métier serait de te ressembler. Ça serait lucratif de l’essentiel. Mais je me contente de prendre de toi tes gestes vieillis et moins sûrs et ton sage silence, et tant pis pour ce que tu ne dis pas de ton histoire, de ce que tu ne dis plus de ta science. Je savoure de pouvoir enfin t’embrasser, de voir une fébrilité qui ne s’est pas annoncée.

Qu’il est étrange de s’être construit sur quelque chose qui a finalement changé. On pourrait rêver de liberté mais la forge est déjà passée. Et je crois que nos différences ont bâti une belle cité. Avec toute ma gratitude, ma fierté, j’avoue faiblir quand je te vois lire… moi je demeure con quand il faut enduire.

Voici, mon vieux, tout ce que je ne te dirai pas là. On ne s’est pas connus comme ça.

Eléments de langage

Alors nous y voilà ! Au rayon des tics, des tocs, des tac tac et des expressions à la mode, on s’en sort encore mal…

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Puisque qu’on est désormais tous convertis à la religion « Communication » en entreprise, entre amis et même en famille, oui la « communication », mélange de « commun » et de « communion » (non, non, vérifie ! c’est pas tout à fait pareil), et aussi de « caca »,

il nous faut nous nantir du bon bagage du pèlerin ou du berger des plaines, pourtant sursaturées de stimulations, puis de l’arbalète qui fait mouche (non pas qu’elle sait imiter la mouche, c’est juste qu’elle atteint sa cible, faites un léger effort s’il vous plait).

En un mot, il nous incombe partout, tout le temps, de conduire les moutons à coup de « Just do It », là où nous voulons les soumettre… il nous faut :

des éléments de langage….

Putain ! Punaise !, Zarma ! Zut ! Des éléments de langage ! Comprenez-vous ?! Imaginez-vous ? Nos ancêtres ont pratiqué et perfectionné la communication orale, visuelle, par signe ou tactile pour nous mener là, 200 000 ans après (enfin à 5 mois près hein, je ne suis pas expert), et on se contente en 2017 de proposer à son boss, ou de réclamer à des agences qui prennent 200 € de l’heure (enfin à 5 € près hein, je ne suis pas expert non plus), des éléments de langages.

Anne-Laure, mon assistante (ouais je sais, ça va pas trop mal les affaires en ce moment et toi ?), me signale dans l’oreillette que la communication par signe et tactile, et certaines communications orales, sont même bien plus anciennes que ça mais, là et maintenant, ce n’est pas le propos.

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Ah si, tu t’attardes un peu quand même ?

Bon, des éléments de langage, quoi ! Non mais c’est trop trop primaire et facile ça, je connais au moins trois types de personnes qui peuvent en fournir sans souffrance, moi, des éléments de langage :

  • Tout enfant de moins de 3 ans,
  • Ma grand-mère,
  • Tout mec enivré qui enterre sa vie de garçon (ce qu’il ne sait pas c’est que le mariage ne va pas arranger sa communication) ou qui ne l’enterre d’ailleurs pas.

Non mais c’est quoi des éléments de langage ? Un « Areuh » ? Un rot ? Un mec bourré qui lance des mots aussi approximatifs que ses idées, charge à l’interlocuteur de les mettre dans le bon ordre, sont-ce des éléments de langage ? Tu kiffes le sont-ce hein !? Ah non, t’attends la suite du blow job !

Vous savez quoi ? On vaut mieux que ça ! Alors patron, je te parle et te dis : « moi je ne t’offre pas de simples éléments de langage patron (si tu sais pas que t’es le patron… ah si tu sais, t’as une érection !), je t’offre, je t’offre, je t’offre… le langage, le vrai, le beau, l’arrangé, l’ordonné, le sujet-verbe-complément d’objet direct ou même indirect qui s’accorde s’il est placé devant l’auxiliaire… de puériculture de ceux qui, de 0 à 3 ans, se contentent de fournir de pauvres éléments de langage, des échantillons en somme » !

Oui, je t’offre mieux. Ben oui, car faire tel un primate des « Ouh ouh ouh ! » en se grattant les… aisselles (genre j’allais écrire couilles, moi le raffiné) ne me satisfait pas, c’est trop éléments de langage. Moi patron, pour tes discours, ta communication, ton rayonnement (beurk !), je t’offre LE langage, celui qui n’existe plus, un héritier dandy de la vieille langue et même de la ponctuation. Enfin pas trop de ponctuation quand même, y’a des champions du monde pour ça !

  • Ceux qui disent : « d’ailleurs tu sais que je l’ai niquée Anne-Laure, entre parenthèses ». Ah ouais tu l’as niquée c’est cool, mais entre parenthèses et où ? Parce que tu sais que je situe bien Parenthèses moi, c’est dans le 44 c’est ça ? Et elle était bonne au moins Anne –tiret du six– Laure ?  Tu sais que c’est mon assistante (ouais je sais, ça va pas trop mal les affaires en ce moment et toi ?).

Lui : j’appuie sur «CTRL X », je le coupe.

  • Ceux qui disent : « Alors j’ai déboulé dans le bureau de mon manager et j’ai demandé une augmentation, point barre »… point barre c’est quoi ? C’est ça : « . / », c’est du morse?  Ah non c’est « entrée » + « espace » sur le clavier ! Mais t’as une machine à écrire quand tu vas demander une augmentation, toi ?

Franchement, entre nous, « Entrée » + « Espace », c’est un grand enfant rêveur le clavier quand même ! Eh oh, le clavier, faut grandir, choisis un vrai métier ! Non, ne me dis pas que « Contrôle » + « Espace » existe, non non non, n’insiste pas, j’entends pas, j’ai les oreilles bouchées,  je ne [au ralenti ou en deuxième lecture, le lecteur remarque la pratique de la négation], t’entends vraiment pas, tu m’ennuies là ! Bosse et trouve un vrai (blow) job !

  • Ceux qui disent : « Elle est sympa sa nana mais elle est pas vraiment d’ici, entre guillemets». Excuse-moi mais les guillemets tu les mets où ? à « ici » ou à « vraiment », non parce que moi je les mettrais volontiers dans ton cul les guillemets, ça te ferait des papillons qui pourraient remonter jusqu’à ton cerveau. Et en plus tu n’as pas fait la négation : elle n’est pas vraiment d’ici, ducon ! Après tout ça ne revalorisait rien !

Lui : j’appuie sur « SUPPR».

  • Et il y’a celle qui dit « dégage, point final, prends tes affaires, tu m’emmerdes». Et là, bah faut pas être trop rigide de la virgule ni trop tatillon même si c’est tentant de rétorquer : « quand tu dis point final, faut rien rajouter derrière, sinon, ce n’est pas un point final, tout au plus un point-virgule et… « Ta gueule ! point final . Voilà qui est clair, elle a scratché le système.

Bref, tout ça pour dire que, certes je veux bien être dans la com’ patron, mais que j’offre mieux que des éléments de langage car  :

je ne sais pas fournir ces putain d’éléments de langage,

j’ai découvert le SMS après l’adolescence alors je ne sais que fournir du langage littéral, pas ces choses, ces éléments morcelés de langage pour draguer le client. On s’est pas emmerdé à sortir des grottes pour parler le même langage que les bêtes qu’on bouffe, si ?

«Bon, si t’insistes patron avec tes éléments de langage, tes échantillons, tes balbutiements, tes opérations séduction,  je t’offre un revival, un retour à l’essentiel, à l’efficace, un truc de grotte mais un truc classe de grotte (ne contracte pas les deux mots sinon ça fait crotte !)… je t’offre, je t’offre, je t’offre le meilleur élément de langage possible depuis de nombreuses années, celui qui s’est diversifié, multiplié, celui qui ne laisse pas de place à l’ambiguïté, le fils de la syntaxe désargentée, un accélérateur de l’affirmation, un pilier de l’allégation, un gardien de la négation, un fidèle des expressions et des sentiments  : je t’offre… le Smiley !

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Je ne vois pas d’autre meilleur langage pour séduire, s’il doit être débité en éléments de lui. Sinon autant ne rien dire au client, plutôt agir » :

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Pas mieux !

[Entrée] + [Espace] + [Échap]

Paris, telle quelle

Paris, belle gosse, je viens d’une autre femme, tu ne lui ressembles pas. Paris, ma belle, ma Paříž, je ne peux plus vivre sans toi.

Je roule sur tes seins, traîne entre tes reins, je fais des claquettes les soirs dansants sur ton cœur ! Ton ventre aussi est bien, il bat bien fort dans l’air, on te pardonne d’être chère ! Tu pues la sueur et le foutre au petit matin, tu diffuses de la grande dame quelques heures après, tu te pares de beaux tissus même si parfois seul le kevlar peut sauver tes scènes de bar.

Libre et libertine, besogneuse et sérieuse tu empruntes à toutes tes sœurs ! Avec toi on ne choisit pas, avec toi on a (est) tout ! Avec toi, ma Paris, chacun d’entre nous est soi, chez soi !

On est plusieurs, on est plein oh oui qu’on est pleins et ivres de boire, entêtés, ton sang christique ou tété d’on ne sait quel saint qui vient de loin ou en voisin. On est plusieurs à mal circuler dans tes veines encombrées de passion et de plaisir. Il y a qu’on emprunte tous dans le même temps tes plus belles formes.

Paris belle gosse, on n’a chez toi de blanc que l’aspirine des matins gris, on est tous basanés : que des coups de soleil sur nos peaux, des couleurs vives dans ta vitrine. Aux yeux du monde, tu es divinité !

Paris, féroce, je viens d’une autre dame, en toi je polis mon âme, si tu n’es parfois plus assez forte, trop assommée, presque laissée pour morte, tout ayant-toi te relèvera.

Avec toi chacun d’entre nous est soi, chez soi ! Puisque qu’on ne peut vraiment aimer que sous ton aile, permets à tes enfants, chère mère, femme, maîtresse et sœur, de t’aider à rester en qualités et défauts, telle quelle.

Election dice

Torn in the USA ?
Smells Like Hil’ Spirit ?
Image in ?
One ?
Sabotage ?
Art of gold ?
Thriller ?
American Rhapsody ?
Like A Rolling Poll ?
I Can Get Now Satisfaction ?
Like a Prayer ?
Me, Myself an Die ?
God Save The Queen ?
Sweet Child O’Minnesota ?
Washington Calling ?
Hotel Florida ?
Stairway To Even ?
I Will Always Loose You ?
Life On Mars ?
Over The Rainbow ?
Regul(h)ate ?
What’s Goin’ On ?
Creep ?
Respect ?
Family Affair ?
Dancing Queen ?
Cream ?
Good Vibrations ?
No Woman No Try ?
Hallelujah ?
Every Earth You Take ?
Stand By Me ?
Gimme Shelter ?
Sultans Of Win ?
My Generation ?
Dancing In The Threat ?
When Doves Try ?
New York Yew Work ?

Le libre art du cool

Le rêve et les volts me tiendraient presque à l’écart de cette fatalité. Je lèche le sourire de cette femme libre et rebelle, aux allures d’éternelle. Je mange la chair, je retiens le visage parfait de cet enfant impétueux et innocent, aux progrès infiniment croissants.

Il n’est pas possible que cela finisse un jour.

J’écoute le virtuose autrichien, je résonne le trompettiste noir américain, j’abrite le rock anglais. Je déguste un tajine marocain, je bois des fleuves de vin.

Goûter le divin, il ne peut y avoir de fin.

Je me souviens de toutes ces mers où j’ai trempé un cul, des monts qui se montent pour les descendre urgemment, des matins purs, des soirs obscurs, et inversement.

C’est inconcevable qu’ils perdurent après soi.

Le rêve et les volts n’empêchent pas le tremblement de main, l’inertie de demain. Le rêve et les volts sont une vaine révolte.

Même les enfants de Dieu touchés par la grâce, un jour une nuit, trépassent.

Seul l’art du cool, l’opiniâtre affranchissement, peut faire de cette vie une voie pas trop sotte. Seul l’art du cool, la liberté, est un antidote.