Fishbach

tetu-12-01-2017-fishbach

Alors voilà, Clyde a une petite amie…

Pardon, je m’égare chaque fois que je commence mes phrases par « Alors voilà »…
Alors voilà, en fait, je voulais juste attirer ton attention sur cette musique que j’écoute en boucle en ce mois de juillet 2017 : celui de Fishbach (C’est un peu comme Jean-Sébastien Bach, mais Fish à la place de J.-S.).

Je ne sais plus comment j’ai découvert ça… Ah si, je me souviens, je me rappelle. J’ai lancé le Flow du Deezer, dans une marche matinale contrainte (l’héritier à acheminer à l’école). Le Flow, ça consiste à te laisser faire sur une playlist que la plate-forme suggère en fonction de tes goûts. La chimie n’est pas toujours censée, mais ce jour-là (ne me demande pas lequel sinon je te répondrais le 22 juin, ce qui n’est peut-être pas vrai), une voix rauque s’invite dans le flow, le flux, dans la houle de la musique qui s’écoule…

Intrigue…

Je résiste à ma flemme et je pêche le téléphone portable au fond de la poche arrière gauche de mon jean. Je veux faire connaissance avec la voix basse et rythmée qui me dit quelque chose que je n’ai pas entendu depuis si longtemps… Je regarde l’écran du téléphone et apparait d’abord une tête blanche sur une pochette d’album. Un visage défiant, blafard, façon Twilight. Je pense immédiatement à un bug de la plate-forme musicale : la tête et la voix, ça ne colle pas… Dans un réflexe de bouffeur de son, je télécharge l’album dans la foulée, en guise de pense-bête… On réglera cette bizarrerie plus tard.

Puis j’ai oublié.

Deux ou trois semaines plus tard, je m’ennuie de ma musique, j’en suis même las. Je scrolle (balaye du doigt, quoi) mes albums téléchargés. Une tête blanche apparait (ah oui c’est vrai !), et même qu’il y a écrit « A ta merci » dessus. On ne sait pas qui est à la merci de qui, en regardant bien la pochette, mais c’est le nom de l’album et du dernier morceau…
J’envoie l’écoute, une fois, pas mal, deux fois, pas mieux, trois fois : pioooou ! Conquis !
Faut que je regarde ce que ça donne sur scène, pas de date parisienne compatible immédiate, je checke You*Bip* pour m’enquérir de quelques vidéos de scène.

Je ripe sur des interviews… une grosse personnalité apparaît, moins pâle, mais pas pour autant bronzée, en la personne de la chanteuse. Nom maternel : Fishbach à un « c » près.
La jeune Fishbach fait presque autant rire en interview qu’elle inquiète sur scène. On y apprend une naissance à Dieppe et une adolescence à Charleville-Mézières, de quoi flirter avec la bière… et Arthur sans doute. Jack l’Eventreur n’aurait pas eu meilleure enfance géographique.

Ça donne des textes inquiétants et fins, enivrants non feints, des musiques pop parfois aux sonorités des années 80 avec lesquelles je suis pourtant fâché. J’y vois aussi un théâtre scénographique trop troublant pour qu’il ne soit pas au fond décalé et bienveillant.
Je réécoute l’album, les textes bizarres prennent forme et ça attire de plus en plus l’oreille, c’est sans pareil depuis une paye. Alors je me prends une tarte, l’objectif est tatin, je suis soumis, à [sa] merci.

Voici comment j’ai fait la connaissance de Fishbach (arrrh), et je te conseille de ne pas attendre que ça arrive par hasard dans ton Flow…

Le vrai bon son de l’été et né à l’est. Rendez-vous en octobre au Bataclan !

Atticus Armini